Témoignages d’ancien(ne)s élèves

, par  Lucie Jallais
Promotion 2011-2012
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Aude GALLAND

Parcours : BAC S (spé maths) ; CUPGE Clermont-Ferrand ; ISIMA Clermont-Ferrand

Titulaire d’un BAC S spécialité mathématiques au Lycée Pierre Bourdan, en 2012 j’ai intégré le Cycle Universitaire Préparatoire aux Grandes Écoles (CUPGE) Mention Sciences et Langues de l’Université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand. Suite à une restriction budgétaire, cette formation n’existe plus à Clermont-Ferrand depuis juillet 2015, mais il en existe d’autres en France, avec différentes options, vous pourrez trouver la liste en suivant ce lien :
http://www.letudiant.fr/etudes/annuaire-enseignement-superieur/formation/niveau-apres-le-bac-ou-un-bac-1/diplome-classes-prepas-universitaires-cupge-01d045.html

N’ayant, à ce moment-là, pas encore de projet professionnel précis, cette formation m’a permis de garder un maximum de portes ouvertes. En effet, les matières proposées étaient mathématiques, physique et langues étrangères (anglais et allemand ou espagnol).

Après deux ans d’études, elle donnait les équivalences suivantes :

- Licence 2 en Mathématiques.
- Licence 2 en Physique.
- Licence 2 en Langues étrangères appliquées.

Trois poursuites d’études étaient alors possibles :

- Continuer en Licence 3 dans l’une des trois spécialités précisées plus haut.
- Passer les concours d’entrée en école d’ingénieurs. Il s’agit alors des concours B réservés aux formations universitaires. Les places sont moins nombreuses mais les étudiants de CUPGE sont mieux préparés.
- Présenter un dossier dans les écoles acceptant la candidature sur dossier. Cette méthode permet de ne pas passer de concours écrits. Il y a cependant très souvent un entretien pour les étudiants dont les dossiers ont été sélectionnés. De plus, la formation étant nouvelle et donc peu connue, je recommande fortement aux étudiants de se présenter aux écoles dans lesquelles ils soumettent un dossier. Vous pouvez en effet demander sans aucun problème à avoir un entretien avec un responsable des admissions ou un directeur afin d’expliquer les principes du CUPGE. Les écoles réagissent souvent de manière favorable et tendent actuellement à développer leurs propres CUPGE.

Il existe désormais un système de CUPGE directement intégré dans certaines écoles d’ingénieurs, après deux ans il n’est pas nécessaire de passer de concours ni d’envoyer de dossier, il suffit de valider les années universitaires.

Après avoir été diplômée du CUPGE, je suis entrée sur dossier à l’Institut Supérieur d’Informatique de Modélisation et de leurs Applications (ISIMA) à Clermont-Ferrand (école d’ingénieur en informatique) et viens de valider la première année d’étude, j’intégrerai en septembre 2015 la spécialité Systèmes d’Informations et Aide à la Décision.

La première année est généraliste, puis il faut choisir l’une des filières suivantes :

- F1 – Informatique des Systèmes Embarqués
- F2 – Génie Logiciel et Systèmes Informatiques
- F3 – Systèmes d’Information et Aide à la Décision
- F4 – Calcul et Modélisation Scientifiques
- F5 – Réseaux et sécurité informatique

Des informations plus détaillées sont disponibles sur le site de l’école :
http://www.isima.fr/

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Marion CAUDOUX

Parcours : BAC S (spé SVT) ; Prépa BCPST de Limoges ; VETAGRO Sup Clermont

Lors de l’année de Terminale, on nous inonde de possibilités post-bac. C’est à partir de ce moment que tout se complique. « Que suis-je capable de faire et surtout, de quoi ai-je envie ? ». Voilà ce qu’il faut se demander. Rien de mieux qu’un exemple de parcours afin de vous donner une petite idée de ce qu’un élève en filière scientifique peut faire.

À la fin de mon année de Term S, ma professeur de SVT m’a parlé des classes préparatoires Biologie Chimie Physique Sciences de la Terre (BCPST pour les intimes) en m’y encourageant fortement. La première chose à laquelle j’ai pensé a été : « la prépa, ce n’est pas pour moi. » Et pourtant, je me suis lancée. En effet, il faut bien se dire que nous pouvons bifurquer à tout moment vers la fac des sciences entre autres, on ne signe donc pas un contrat pour deux ans obligatoires. Si le fonctionnement ne nous convient pas, libre à nous de changer de chemin ! Me concernant, je ne regrette en rien ces deux années. Certes, ce n’est pas de tout repos. Oui, il faut travailler. Beaucoup même. Oui, les semaines sont chargées. Oui, il y aura des moments peu agréables. Pourtant, il y a une super ambiance entre les élèves, les professeurs sont à notre écoute et font tout pour nous aider et il est encore possible d’avoir une vie à côté de la prépa. L’élève cloîtré à son bureau 24/24, stressé et mis plus bas que terre par ses profs, c’est un mythe ! Les semaines s’étalent sur 5 jours et demi avec un temps de cours obligatoires, de TP, d’oraux, de contrôles écrits et de sport accompagnés d’un travail personnel. Si ce dernier est constant, il n’y aura pas de souci. Il ne faut juste pas se laisser submerger. En travaillant tous les jours pendant les heures « d’étude » et/ou un peu le soir, il n’y a pas d’inquiétude à avoir. La rigueur, la constance & l’organisation sont des priorités. Ce n’est pas d’avoir des 20/20 partout en Term qui compte, se débrouiller dans toutes les matières est suffisant. Car de toute façon, les notes chutent affreusement en entrée en prépa. Et elles sont guère plus hautes en sortie ! Il faut juste les prendre en tant qu’indicateur de notre évolution et savoir où est-ce qu’on se place au sein de notre promo (mais en aucun cas, instaurer une concurrence car aux concours, c’est contre les élèves de la France entière que vous aurez à vous mesurer. Donc la vingtaine d’élèves à vos côtés pendant les deux ans, autant en faire des alliés).

Grâce à cette formation, j’ai acquis de solides connaissances scientifiques sur un large domaine, pratique lorsque nous sommes indécis sur ce qui nous plait ! Et cela permet également d’intégrer les grandes écoles que ce soit vétérinaires ou ingénieures. Me concernant, je suis désormais en deuxième année à l’école de Clermont en agronomie & en agro-alimentaire. Cela va m’ouvrir les portes de différents corps de métier comme l’enseignement, la recherche, le travail en banque, en organismes publics ou encore privés... Le choix est TRÈS large. Donc, en rapide conclusion, il faut retenir que la prépa reste très largement accessible aux élèves sérieux prêts à travailler constamment sur deux ans. Croyez-moi, ce n’est pas surhumain.

Bon courage !

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B. R.

Parcours : BAC S (spé maths) ; Prépa ECS Ste Geneviève de Versailles ; EDHEC Business School

J’ai suivi un cursus scientifique au Lycée Pierre Bourdan avec une terminale S spécialité mathématiques durant l’année scolaire 2011-2012. Ces années m’ont permis de m’épanouir dans une ambiance sereine, qui mêlait travail et détente. Je suis aujourd’hui en première année du programme Grande École de l’Edhec Business School, grande école de commerce française, renommée et spécialisée dans le secteur financier.

L’année de Terminale a été décisive, non pas à cause du baccalauréat mais parce que j’ai dû choisir une orientation adaptée à mes projets professionnels, qui encore aujourd’hui sont assez flous. Je souhaitais depuis longtemps faire une classe préparatoire mais j’étais partagé. Deux cursus m’intéressaient : la voie purement scientifique avec la préparation des concours d’écoles d’ingénieurs, ou une voie plus généraliste en passant par une grande école de commerce.

Je devais donc choisir entre une classe préparatoire MPSI (Maths-Physique-Sciences de l’Ingénieur) et une ECS (Economique Commerciale Scientifique). Après une longue période de réflexion, je me suis tourné vers la filière commerciale scientifique. Ce type de classe préparatoire présente une dominante en mathématiques puis propose un socle solide de cours en culture générale et en langues qui correspondaient plus à mon profil. J’ai postulé auprès des grands lycées parisiens et j’ai finalement été accepté au Lycée Sainte Geneviève (ou « Ginette ») à Versailles, référence dans le milieu des prépas scientifiques et commerciales.

Ces deux années passées dans cet établissement à l’internat ont été extrêmement enrichissantes. Elles m’ont permis d’avoir des cours de très haut niveau, de faire de nouvelles rencontres qui sont vite devenues de précieux amis et de découvrir une ambiance de travail particulière. À Ginette, c’est le groupe qui est mis en avant et dès les premiers jours, j’ai été impressionné par l’entraide et la coopération qui régnaient entre les élèves. Cette ambiance m’a aidé à grandir et à forger mon caractère. Nous avions aussi des activités organisées comme des cours de théâtre, du sport, et les infrastructures nous permettaient de nous épanouir pleinement.

En fin de deuxième année, j’ai présenté les 6 premières écoles de commerce françaises, je ne suis pas passé loin des parisiennes mais je n’ai pas voulu refaire une année et j’ai choisi l’EDHEC. Ces écoles permettent aussi d’accumuler des compétences dans des secteurs variés. Par exemple, je suis actuellement en train de préparer un double diplôme d’ingénieur-manager avec l’école Centrale de Lille pour concilier mes goûts pour les sciences et le management.

Si l’ambiance était des plus plaisantes, et si je ne regrette pas d’avoir passé les deux ans les plus formateurs de ma vie, je reconnais que toute classe préparatoire est un passage difficile où il faut s’accrocher, se remettre en question, relever des défis, se battre... Il y a un grand nombre de changements à appréhender et les exigences par rapport au lycée sont bien plus importantes. Je conseille cependant ce cursus car il permet véritablement d’apprendre à travailler, à faire face à une plus forte pression et à aborder des enjeux nouveaux. C’est un moyen de se découvrir et de nouer des liens d’amitié avec ses camarades.

Tout élève qui rentre en prépa doit avoir un mental solide, sans doute est-ce la compétence la plus importante à développer. Ce n’est pas forcément parce qu’on a les meilleurs résultats dans son lycée que l’on va mieux réussir. En prépa, les dés sont relancés et le potentiel de chacun va plus ou moins s’exprimer, d’où l’importance d’une vie saine (sommeil, sport, alimentation…), d’un rythme de travail adapté et d’un bon mental.

En conclusion, malgré les polémiques, je suis convaincu que cette voie d’excellence reste accessible et bénéfique à tous. Je ne peux qu’encourager les lycéens à se lancer dans cette aventure. Plus étonnant, ce n’est qu’après avoir passé ces deux ou trois ans que vous vous rendrez compte de la puissance de ce cursus et que vous éprouverez, peut-être, une certaine nostalgie de ces années...

  • Bourg d’Hem

    Pierre Bourdan, une des voix de la France Libre à Londres

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